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A la une Et vogue le blog : La Bande-Annonce

TADAAAAAA......

Après près de 200 dessins réalisés, retouchés et scannés et plusieurs heures de montage avec Windows Movie Maker, je suis heureux de vous présenter Mon blog en dessin animé!!!



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Juliette des esprits

 
Juliette des esprits
Réalisé par Federico Fellini
2 ans après... Exposition David Lynch : The air is on fire

David Lynch : the air is on fire  Fondation Cartier pour l'art contemporain,  Paris, du 3 mars au 3 juin 2007.

          

L'Exposition David Lynch à la fondation Cartier est sans doute l'une des expositions les plus étonnantes qu'il m'ait été donné de voir. Que l'on aime ou pas le style du cinéaste, on ne peut que reconnaitre en lui un artiste complet curieux de tout. L'exposition nous le montre en réalisateur mais aussi en dessinateur, en peintre, en sculpteur, en photographe, en musicien...

Les salles, décorée par David Lynch lui-même laissent transparaître tout son talent de metteur en scène. Dans la première salle, le cinéphile se retrouve en terrain connu puisqu'il est confronté à des panneaux ornés de rideaux rouges, élément récurrent des films de Lynch, auxquels sont suspendues certaines de ses peintures : d'imposantes toiles d'où surgissent des monstres inquiétants. Vous l'aurez deviné, les forces du mal présentes de manière ponctuelle dans les films ont ici la vedette. Figures martyrisées à coup de couteau à peindre, visages dégoulinants, masques de terreur. Tout cela dans les décors aseptisés de scènes navigant entre banalité (un homme promenant son chien) et perversion sexuelle et criminelles, soit les pires représentations de notre inconscient. 

            

Mais là ne s'arrête pas le voyage et son lot de surprises. C'est bien simple, aucune salle ne ressemble à une autre tant du point de vu de sa configuration propre que de la muséographie. Contrairement à l'éclairage puissant de la première (fourni signalons le par ses baies vitrées), la seconde salle possède une lumière tamisée, des vitrines éclairées où sont exposés plusieurs dessins, témoins remarquables de l'activité compulsive de dessinateur du cinéaste. Griffonnant sur tout support : papier à lettre, boite d'allumette, serviette, post-it…; des gribouillages abstraits, des arabesques aux structures complexes, des petits monstres, des situations absurdes, des paysages tourmentés, des décors de théâtre ; Lynch pose sur papier tout ce qui lui passe par la tête dans le but de se constituer un réservoir d'idées propice à la réalisation de projets de plus grande envergure . Les petites annotations typiquement "lynchiennes"(mélange de minuscules et de majuscules gauchement écrites et très espacées) qui les accompagnent représentent quant à elles autant d'ébauches pour de nouvelles histoires, qui permettent de mesurer à quel point le cinéma prend une place prépondérante dans son Œuvre. 

Expression de l'inconscient dans ses sujets, le dessin semble obéir à cette forme d'automatisme dont usaient les surréalistes. Le tracé naît d’une pulsion créatrice en tout lieu, à tout moment, avec ce que l’artiste a sous la main : souvent les outils traditionnellement bannis par le monde de l’art : stylo bille et marqueur. Reste que l'habileté et la variété avec laquelle leur auteur utilise ces outils est flagrante.

Habileté que Lynch démontre aussi dans ses photographies de nus, faisant de ses modèles féminins des objets étranges, prisonniers d'un cadrage étriqué qui conduit à une totale reconsidération de leur beauté à l'aune d'une réflexion sur l'oppression des corps.

Et puis il y a aussi les films, ne les oublions pas, projetés dans une mini salle de cinéma aménagée au milieu de la plus grande salle de l'exposition. Au programme, non pas les longs métrages que tout le monde connait mais les films des débuts, des courts métrages et des vidéos qui tranchent quelques fois avec ce qu'on connait du cinéaste américain. Je retiens pour exemple l'incisive série d'animation "Dumbland" qui mes à jour les pulsions refoulées de nos sociétés à travers une famille de crétins plus trash encore que les Simpsons. Exit donc les atmosphères envoutantes et mystérieuses des films de Lynch, on est là dans quelque chose de plus direct, jusqu'auboutiste dans l'absurde, grâce à un dessin grossier et volontairement simplifié.

    

                                                                          Dumbland

Je pourrais parler de cette exposition encore longuement tant son contenu est d'une richesse rare, tant elle dévoile des facettes méconnues d'un des plus grands réalisateurs actuels. Je n'ai d'ailleurs pas mentionner le fait que la visite était agrémentée de musique (composée par Lynch himself) et que le visiteur un peu joueur (ce que je suis) pouvait s'amuser à y ajouter des bruitages en appuyant sur quelques boutons situés dans les allées. J'ajoute que c'était bien la première fois, ...je dis bien la toute première fois que je n'avais pas le sentiment de visiter une exposition, mais d'être transporté dans un rêve.

 
Watchmen 4

 
Watchmen - Les Gardiens - ma note pour ce film :
watchmen 3

 
Watchmen - Les Gardiens
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